
Voici notre recette du Bellini, le cocktail italien à la pêche blanche et au prosecco né chez Harry’s Bar à Venise dans les années 1940. Giuseppe Cipriani en signait la première version dans son bar de la Calle Vallaresso. Le nom vient de la couleur rose tendre du peintre vénitien Giovanni Bellini. Deux ingrédients seulement. Chaque geste compte pour retrouver cette fraîcheur d’été, à mi-chemin entre l’apéritif chic et le dessert liquide.
Les ingrédients pour un vrai Bellini vénitien
La force du Bellini tient à sa simplicité. Deux composants, tout au plus une pointe de citron. Pour un verre, prévoyez :
- 10 cl de prosecco bien frais, idéalement un Prosecco Superiore DOCG (Valdobbiadene ou Conegliano) pour une bulle fine et une note d’amande douce
- 5 cl de purée de pêches blanches fraîches, la variété historique choisie par Cipriani, plus parfumée et moins sucrée que la pêche jaune
- 1 trait de jus de citron jaune, qui empêche la purée de brunir et relève les arômes
- Une pincée de sucre glace, uniquement si vos pêches manquent de maturité
À noter que le prosecco n’est pas interchangeable avec un champagne : il apporte une rondeur florale que le champagne, plus vif, écraserait. Nous vous conseillons de choisir un prosecco de qualité extra-dry, plus adapté à cette recette qu’un brut nature.
Les étapes de préparation du Bellini
Le rituel est court, mais il ne tolère aucun raccourci. Comptez dix minutes de préparation, pas de cuisson.
- Rafraîchissez votre flûte au congélateur au moins 15 minutes avant de servir. La verrerie glacée protège les bulles et la robe pêche du cocktail.
- Préparez la purée de pêches blanches. Épluchez deux belles pêches bien mûres, retirez le noyau et mixez la chair jusqu’à obtenir une texture lisse. Ajoutez un trait de citron pour éviter l’oxydation.
- Versez 5 cl de purée au fond de la flûte givrée.
- Complétez avec 10 cl de prosecco bien frais, en inclinant le verre légèrement. La bulle monte doucement, la couleur devient rose orangé.
- Mélangez délicatement avec une cuillère à mélange, sans agiter. Servez sans attendre.
Nos variantes préférées du Bellini
La recette originale ne se discute pas, mais quelques variations méritent le détour. Chacune raconte une saison ou un terroir différent.
- Le Rossini : 5 cl de purée de fraises fraîches au lieu de la pêche. Un rouge grenat, très gourmand, parfait pour un brunch.
- Le Tiziano : 5 cl de jus de raisin fraise noir, plus profond et légèrement acidulé, idéal en automne.
- Le Puccini : 5 cl de jus de mandarine fraîchement pressée, une version hivernale ensoleillée.
- Le Bellini sans alcool : remplacez le prosecco par de l’eau pétillante ou un pétillant désalcoolisé. Le résultat perd en tension mais garde la fraîcheur du fruit.
Nos conseils pour un Bellini d’exception
Un Bellini raté vient presque toujours de la même erreur : une pêche pas assez mûre ou un prosecco tiède. Choisissez des pêches blanches lourdes, parfumées, qui cèdent sous la pression du pouce. Un blanc-bec en surface annonce une chair farineuse : passez votre chemin. Pour le prosecco, un Valdobbiadene DOCG extra-dry autour de 12 à 18 euros la bouteille reste notre meilleur compromis qualité-prix.
Servez le Bellini entre 6 et 8 °C, jamais plus froid : le fruit s’éteint sous les 5 °C. Côté accord, la tradition italienne l’associe à des cicchetti vénitiens : prosciutto de San Daniele, bruschette à la tomate confite, bouchées de mozzarella di bufala. Pour un apéritif d’été plus élaboré, il accompagne à merveille un tartare de daurade au citron vert ou une salade de melon au jambon cru.